[Musique] Bonjour, je m’appelle Philippe BWIX. Je suis ingénieur depuis une vingtaine d’années. Je m’intéresse aux questions de consommation de ressources, d’impact environnemental du numérique et de transition énergétique et environnementale, face au défi sans précédent auquel nous faisons face : le changement climatique, la pénurie de ressources fossiles, l’érosion, les fondements de la biodiversité.
On peut adopter deux approches. La première, ces classiques, consiste à se dire que grâce à l’innovation technologique nous allons pouvoir résoudre l’ensemble de nos problèmes, avec des voitures électriques, des avions hydrogène ou des numériques qui nous aideront à être beaucoup plus efficaces. Puis on a des gens qui ont une autre approche, plus prudente, par rapport à ces questions, en se disant que la croissance verte, la croissance ad vitam eternam ne va pas être possible.
Alors est-ce qu’on va vers la pénurie ou est-ce qu’on va vers l’abondance grâce à la technologie ? En fait, ce sujet là est un débat assez ancien. Il démarre enfin au début du 17e siècle avec Francis Bacon, la Nouvelle Atlantide.
Il va être le premier à théoriser le bonheur du genre humain par l’application systématique des connaissances scientifiques, des connaissances humaines, aux différents secteurs industriels, et va permettre comme ça de d’améliorer la médecine, d’améliorer la production de matériaux, etc. Donc finalement une sorte d’abondance par la technologie. On n’utilise pas encore ce mot à l’époque, mais va être pensé assez rapidement puis quelques siècles plus tard, à la fin du XVIIIe siècle, Thomas Malthus va écrire *Essai sur le principe de population*.
Il lui, au contraire, dit qu’on va vers un monde de pénurie parce que l’on a une croissance exponentielle de la population. Donc une démographie très forte, et que l’on ne peut pas suivre cette même croissance avec les rendements agricoles, et donc on s’expose forcément à des famines ou à des conséquences de la famine des guerres, etc. Finalement évidemment Malthus va se tromper.
Puisque au 19e siècle, il y a eu de grands progrès technologiques, à savoir l’utilisation des engrais et puis l’amélioration des variétés, et ça continue quelque part encore aujourd’hui. Donc voilà, on va avoir cette logique du progrès technologique de l’innovation qui va permettre de repousser sans cesse finalement les limites planétaires. On en est aujourd’hui enfin toujours là, avec Elon Musk ou Jeff Bezos qui nous promettent finalement la conquête spatiale, et puis de l’autre côté, on a des gens qui, au contraire, estiment que l’on va peut-être aller vers des grandes pénuries, un effondrement et donc se pose la question des conséquences, finalement et des possibilités de ces promesses de nouvelles technologies.
Alors on peut noter quatre grandes problématiques dans l’utilisation des high-tech. La première problématique, c’est la consommation de ressources. Aujourd’hui tout le monde est d’accord sur le fait que la transition énergétique, aller vers des énergies renouvelables comme l’éolien, le solaire, les énergies marines, peut-être, et l’électrification nécessaire des transports et en particulier des voitures, va créer un gigantesque besoin d’extraction de ressources.
Soit de métaux assez classiques comme le cuivre, soit plus rares comme par exemple le lithium, le cobalt, le nickel dans les batteries. Et on a également le fait que de plus en plus de produits électroniques, numériques, digitaux, incorpore et consomment également des ressources rares. Pour vous donner un ordre de grandeur, aujourd’hui, si on continue à avoir les mêmes taux de croissance d’extraction des ressources, bien dans les vingt ans à 30 prochaines années, en l’espace d’une génération, et bien l’humanité va extraire de la croûte terrestre une quantité de métaux, pour chacun des métaux ou presque chacun des métaux, une quantité supérieure à tout ce qu’on a extrait jusqu’à aujourd’hui.
Donc une courbe exponentielle extrêmement impressionnante. La deuxième problématique, c’est que finalement, on se dit oui, on a extrait cette grande quantité de métaux, mais on a quand même une chance, avec ses ressources métalliques, en extrait, c’est que ce n’est pas comme du pétrole, quand on va le raffiner, on va le brûler, finalement infinie dans un moteur de voiture. Alors que le kilogramme de cuivre que j’ai extrait, bien je vais pouvoir finalement le recycler, il est toujours là, il est dans mon infrastructures, dans mes bâtiments, dans mes objets, dans mes ordinateurs, dans mes voitures, et donc on va pouvoir faire de l’économie circulaire.
Le problème c’est que cette économie circulaire, on en est aujourd’hui très très loin, et que l’on conçoit des objets qui sont de plus en plus complexes, de plus en plus difficile à recycler, parce qu’ils sont miniaturisés, parce qu’ils incorporent des toute petites quantités parfois de quelques milligrammes de métaux. Et donc quand on va arriver en fin de vie avec un smartphone par exemple, qui contient de l’ordre de 40 métaux différents, on va aller dans une logique plutôt de broyage, et ensuite on va passer ça dans un four, on varese un petit peu les différentes matières, mais ça va être extrêmement difficile de tous séparer et au global, du coup, on va faire un gâchis très important. Pour vous donner un ordre de grandeur, encore une fois, sur la soixantaine de métaux différents qu’on utilise dans tous nos objets très complexes, et bien à peu près la moitié sont recyclés à l’échelon mondiale, à moins de 1%.
C’est-à-dire à peu près 0 en réalité. Donc en fait, plus nos objets sont complexes, et malgré le progrès technologique et notre capacité finalement à traiter à traiter les déchets, à traiter les matières, et bien plus les objets sont complexes, et plus on s’éloigne de l’économie circulaire, c’est assez effrayant comme concept mais c’est une réalité. Puis on a d’autres effets.
La troisième est fait un peu problématique des high-tech, c’est que finalement on a des promesses qui sont tout à fait sympathiques sur le papier. On a la voiture autonome qui permettrait de tous covoiturer, et peut-être même d’avoir moins de voitures à construire. On a également la Smart City, par exemple, une des villes intelligentes qui vont permettre de tous devenir à la fois producteur et consommateurs d’énergie renouvelable avec des réseaux intelligents qui vont qui vont équilibrer l’offre et la demande.
Voilà donc on a des idées comme ça d’optimisation de très grandes efficacité, mais pour réaliser cette optimisation et bien il faut aussi installer à l’autre bout de la chaîne tout un système de réseau de télécommunications pour échanger les données, tout un système de centre de données de datacenter pour stocker ces données numériques pour faire les calculs liés à cette intelligence artificielle qui est assez logiciels qui vont permettre toutes ces optimisations. De quelque part de conduire la voiture autonome et bien ce système de télécom et ce système numérique lui il commence à se voir et avoir un impact environnemental de plus en plus important. Aujourd’hui c’est plus important que le transport aérien en termes d’émission de CO2 donc c’est loin d’être négligeable.
Et donc on a ce qu’on appelle le rapport coût bénéfice des coûts environnementaux, ils sont réels, ce sont ceux de la consommation supplémentaire de toutes ces ressources et toutes ces choses qui va falloir fabriquer, et puis en face on a les bénéfices environnementaux, ceux qui seraient les bénéfices de ces futurs technologies mais cela pour l’instant on les voyons pas et on va avoir du mal à les voir venir, avant peut-être plusieurs décennies, puisque pour les voitures autonomes par exemple, il faut d’abord qu’elle soit inventée, construite, homologuée, et puis ensuite que elle se déploie et que toutes les voitures deviennent autonomes, pour enfin ne plus avoir d’embouteillage et faire des gains sur les sur les motorisations. Aujourd’hui voilà, on a en une, finalement des promesses qui ont du mal à se mettre en œuvre et à se matérialiser, et puis le dernier point, où la dernière difficulté de ces promesses high-tech à se transformer en réalité, c’est l’effet rebond. En fait, la grande efficacité bien sûr, elle existe et il y a un réel progrès technologique, toutes les entreprises d’ailleurs ne souhaitent que réduire leur consommation de ressources et réduire leur consommation d’énergie, ça c’est une manière finalement d’être compétitif de réduire ses coûts.
Mais finalement cette efficacité elle ne se transcrite pas systématiquement dans une réduction de la consommation globale dans une réduction de l’impact environnemental, c’est même parfois le contraire, c’est ce qu’on appelle le paradoxe de G20, du nom de William Jason qui dans les années 1860 a mis en exergue ce phénomène. Alors à l’époque, le charbon anglais était exporté, le charbon, le Royaume-Uni produisait la moitié du charbon mondial, et donc il y avait déjà des inquiétudes en fait sur la quantité de charbon qu’on allait pouvoir extraire à l’avenir et cette année jeffrons interroge des fabricants de machines à vapeur et finalement les machines à vapeur sont de plus en plus efficaces, elles permettent de produire autant de travail mécaniques avec de moins en moins de charbon, donc on devrait sedire logiquement, et bien Whereas chaque machine consomme moins de charbon et bien évidemment on va pouvoir consommer moins de charbon globalement, mais ça ne marche pas comme ça en réalité si la machine consomme moins de charbon, alors le travail mécanique devient moins coûteux et donc le nombre de machines qui va pouvoir se déployer dans les manufactures, dans les fabriques, et bien évidemment augmenter et donc chaque machine va effectivement consommer moins, par contre on va avoir beaucoup plus de machines et globalement la facture environnementale, la quantité de charbon qui est consommée, va effectivement être plus importante. Et cet effet rebond, en fait, il poursuit l’humanité depuis deux siècles et va continuer à nous poursuivre, à savoir que voilà, on a effectivement des avions qui sont de plus en plus efficaces, ils consomment moins de kérosène, on a des turboréacteurs très modernes, mais évidemment ça a permis aussi de réduire le prix des billets et de ça a permis de l’essor de l’aviation low cost, on a des voitures qui ont aussi moteur de plus en plus efficace, mais ces voitures elles sont de plus en plus lourdes, de plus en plus performantes, de plus en plus puissantes, donc finalement on ne gagne rien sur la consommation et puis dans le numérique c’est sans doute l'endroit où les progrès sont les plus phénoménaux.
Pensez évidemment à aux capacités de transmission à ce que vous avez sur le disque dur de votre ordinateur etc en termes de puissance bien sûr, mais il y a aussi de l’effet rebond, tous les 18 à 24 mois on double la quantité de données qu’on produit, qu’on échange, qu’on stocke et donc cet effet rebond est absolument énorme. Alors si le high-tech nous fait des fausses promesses ou si elle porte en elle autant de problèmes que de solutions, que faire se tourner peut-être vers les low-tech des bases technologies ou des technologies sobres, résilientes agiles, quelque part un retour à l’âge de pierre un retour à la bougie un retour au temps moyenâgeux non bien sûr en fait l’idée c’est pas de faire un retour en arrière mais c’est de réfléchir en fait à comment mettre toutes nos connaissances scientifiques et techniques au service d’une réelle transition au service de la réduction de l’impact environnemental en prenant conscience des risques potentiels justement du progrès technologique et en prenant le meilleur de ses progrès technologiques en essayant d’éviter le pire. Ce qui obviously est très complexe alors comment on pourrait faire ça et bien c’est une démarche qui consisterait à se poser trois questions.
La première question c’est la question du pourquoi, pourquoi est-ce qu’on consomme des produits des services. C’est à dire de réfléchir à une réduction à la source à une sobriété à une frugalité de notre consommation et de notre production. Quel pourrait être cette sobriété dans le domaine des transports on peut imaginer d’enfourcher des vélos et on va pas pouvoir tous Enforcer des vélos tout de suite parce qu’on a construit nos villes pendant 70 ans autour de l’usage de la voiture par contre on pourrait dès maintenant faire des voitures beaucoup plus légères, beaucoup plus petit, beaucoup moins puissant qui roule moins vite mais qui remplirait quand même 95%, ou 98% de nos besoins et permettrait aux gens qui ne peuvent pas se déplacer à vélo d’ailleurs de continuer bien sûr à se déplacer.
Dans le domaine du bâtiment, et bien on pourrait imaginer d’abord de moins construire, c’est à dire de travailler sur l’intensification de l’existant, on a beaucoup de mètres carrés qui sont pas forcément très bien utilisés, parfois bien utilisé en journée, pas utiliser le week-end, pas utilisé pendant les vacances, on a un logement sous occupé des logements vacants, on a des choses qui pourraient être réhabiliter voilà et au lieu de d’abord construire du neuf et bien on peut on pourrait privilégier le prendre soin, le maintien de l’existence et la capacité finalement à transmettre un patrimoine bâti intéressant, on peut aussi imaginer de chauffer moins, aujourd’hui il est beaucoup plus facile d’isoler un corps que d’isoler un bâtiment ou une maison et ça va beaucoup plus vite et c’est beaucoup moins cher, donc ça veut dire réduire finalement cette notion de confort, on s’est habitué finalement à chauffer beaucoup plus nos appartements nos maisons nos bureaux nos équipements que peut-être dans les années 50 ou 60 et on s’habille évidemment différemment, on peut imaginer de voilà remettre des pulls ou des sous-vêtements un petit peu plus chaud, on a aussi fait du progrès technologique d’ailleurs là-dessus, on n’est pas obligé de revenir aux sous pull des années 70 de couleur orange ou de couleur marron et puis on a d’autres domaines dans le domaine par exemple agricole où on peut consommer moins de viande sans forcément devenir tout de suite végétarien on peut aussi privilégier des circuits courts, la consigne pour réduire la quantité d’emballage quand il y a une foule qui tue comme ça de possibilités d’innovation à base de sobriété à base d’une réduction de la consommation qui ne veut pas dire automatiquement une réduction du confort ou une réduction du plaisir ou du bonheur. La deuxième question c’est de se dire finalement quoi c’est à dire qu’est-ce que je produis, comme produit comme service si j’ai décidé que enfin on allait quand même continué à avoir des machines à laver et bien comment est-ce qu’on conçoit ces machines à laver, c’est toute la logique de l’éco-conception bien sûr c’est des choses qui existent déjà avec des analyses de cycle de vie, mais il faut aller beaucoup plus loin, pousser beaucoup plus fort pour aller concevoir des objets qui vont être le plus réparable possible qui vont pouvoir être facile à démanteler en fin de vie facile à démonter pour réduire en fait le gâchis de ressources en fin de vie qu’on va pouvoir peut-être réutiliser parce qu’ils seront plus modulaires, au moins une partie des composants et puis qui vont incorporer le moins possible de ressources rares de ressources précieuses ces fameux petits métaux de l’électronique par exemple qu’on a beaucoup de mal à recycler aujourd’hui, donc éviter à chaque fois que possible de l’électronique qui ne sert à rien des afficheurs là ou c’est pas forcément nécessaire est-ce qu’on a vraiment besoin d’avoir un réfrigérateur qui va faire demain les courses tout seul sur internet avec un afficheur digital probablement pas, et donc on peut se poser là encore la question du du juste besoin là encore et de concevoir peut-être des objets qui seront parfois un peu moins pratique, un peu moins hype, un peu moins moderne peut-être dans leur dans leur manière de les percevoir mais qui auront quand même seront quand même capables de d’offrir prés Summitiques toutes les mêmes fonctionnalités, vous avez l’exemple ici de la machine à expresso ou du moulin à café de de grand’mère, il paraît que les meilleurs cafés du monde d’ailleurs se font dans sur terre italienne et pas dans des machines à expresso, je vous laisserai tester ça et puis on a une troisième question qui est finalement la question du techno du cernement du discernement technologique de se dire mais enfin précisément des ressources précieuses qu’on va un corporer dans nos objets qu’on va avoir beaucoup de mal à recycler et bien elles vont être quelque part utiliser une seule fois, on va pouvoir faire durer les objets mais ça sera peut-être perdu pour pour pour toujours et donc comment est-ce que déro un, à quoi on utilise ces précieuses ressources si on se dit que finalement ce que je consomme aujourd’hui dans un réfrigérateur connecté et bien ne sera peut-être pas disponible pour un dentiste du 22e ou du 23e siècle je ne sais pas donc se poser ces questions là du encore une fois du du juste niveau de mécanisation du juste niveau de robotisation du juste niveau d’utilisation des logiciels et de l’intelligence artificielle qui est consommatrice de là encore de ressources et d’énergie et peut-être se dire que bah oui bien sûr au départ la mécanisation c’est très intéressant l’automatisation c’est très intéressant ça permet de réduire la pénibilité mais qu’on a peut-être été un petit peu trop loin et que aujourd’hui finalement on a du travail humain potentiellement abondant et que continuer à transformer du travail humain en travail de machines et bien ça devient extrêmement coûteux extrêmement difficile d’un point de vue environnemental et puis il faut aussi peut-être apprendre à changer de rêve ici vous avez une voiture volante des années 50 voilà c’était le moment où on pensait que le nucléaire allait offrir une énergie infinie et totalement propre donc des années très enthousiastes et puis aujourd’hui on nous refait le coup de la voiture volante et du drone autonome, volant est-ce que vraiment on peut imaginer que plusieurs milliards de personnes un jour se déplaceront dans des petits drones autonomes volants ou est-ce que ça sera simplement pour peut-être pour une élite qui pourra qui ne supportera pas d’être dans les embouteillages, voilà donc il faut quand même se poser ces questions là finalement encore une fois du juste du juste besoin. Alors qu’est-ce que ça pourrait vouloir dire tout ça dans la santé, c’est vous les futurs spécialistes de la santé pas moi donc je vais juste peut-être tracer quelques pistes.
D’abord c’est de se dire que bien cette logique de sobriété cette logique de réduction à la source c’est logique de dire on essaie de de faire les choses bien délament et pas d’essayer de régler les choses en aval et bien pour être tout à fait s’adapter évidemment à l’esprit de la santé en se disant que on peut faire beaucoup plus de prévention, on peut penser à la question de la nutrition de l’alimentation, on peut on peut penser à la question de la prévention des risques psychosociaux, on peut on peut penser voilà un certain nombre de sur l’exercice physique voilà et toute une toute un pan comme ça de possibilité de dire finalement comment est-ce qu’on peut essayer d’avoir une population qui se maintienne en forme le plus en forme possible et d’éviter un certain nombre de maladies quelque part de la de la civilisation et probablement si on regarde aujourd’hui les les enjeux financiers on est aujourd’hui beaucoup plus sur une la médecine de la de la réparation que sur une médecine de la prévention et c’est des choses qu’on pourrait oui bien réflexion. La deuxième piste c’est de peut-être de remettre en cause ou de réfléchir à un certain nombre de choix qu’on peut être fait. Je pense par exemple au tout jetable dans le dans le monde hospitalier ou voilà pour des raisons là aussi peut-être de praticité peut-être pour des questions de lutte je n’en sais rien contre des maladies nosocomiales ou autre, on est passé dans un monde du jetable où on était avant stérilisé et puis à faire bouillir les draps les serviettes et autres, voilà, et je pense que là aussi, on peut se poser des questions bien sûr il y aura toujours des déchets hospitaliers, c’est normal qui doivent être traités comme tels comme des déchets dangereux, mais aujourd’hui on a peut-être une tendance à l’inflation de cette quantité, on devrait se poser là aussi des questions sur les ressources et puis la troisième piste c’est de réfléchir à la pratique de la médecine, est-ce que la médecine doit toujours être plus high-tech toujours avec des machines toujours plus coûteuses toujours plus complexes ou est-ce que il faut aussi essayer d’inventer demain une partie de médecine plus sobre peut-être plus agile plus intelligente mais qui sera aussi peut-être plus résiliente et ça ça ouvre la question peut-être la un petit clin d’œil si je puis dire à la crise environnementale qu’on a vécu, c’est finalement il y a eu une réponse très high-tech à cette crise environnementale au départ même il y avait des robots qui désinfectaient les rues en Asie et des drones et les choses comme ça évidemment il y a une réponse très high-tech sur la question des vaccins à RN messager, developing extrêmement rapidement.
Donc il y a eu une réponse high-tech certes, mais on a eu aussi peut-être 95% de la réponse de l’humanité elle a été aussi extrêmement lotech elle a été un peu forcée ça a été effectivement l’arrêt des voyages, et puis à travers les comportements à travers les usages on s’est confiné, c’était tout à fait désagréable, on a d’abord on s’est mouché dans son coude et puis après on a porté des masques et qui était au départ un peu fait à la maison et puis on a fini par avoir des masques fabriqués, voilà donc finalement ça a été extrêmement comportemental, et cette la résilience qu’on a trouvée elle a été elle a été sur la combinaison entre le entre du high-tech finalement les vaccins et puis du lothèque qui a été plutôt à travers une adaptation finalement de nos comportements et ça peut ouais nous servir de leçons quelque part en disant que face à d’autres défis qui nous attendent des défis qui sont plutôt environnementaux ou des défis sociaux qui seront des conséquences des défis des des questions environnementales et bien de se dire que la résilience on vient la chercher dans une combinaison peut-être de high-tech et de l’hôtel.